Évaluation De Projets Publics: Risques, Coût De Financement Et Coût Du Capital (The Valuation of Public Projects: Risks, Cost of Financing and Cost of Capital Current)

24 Pages Posted: 16 Oct 2013

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Marcel Boyer

CIRANO, Université de Monréal

Eric Gravel

StatLog Consulting

Sandy William Mokbel

Center for Interuniversity Research and Analysis on Organization (CIRANO)

Date Written: September 12, 2013

Abstract

On entend souvent des affirmations à l’effet que le secteur privé est bien placé pour gérer les coûts d’un projet et en respecter les échéanciers, mais qu’il n’est pas, en règle générale, mieux placé pour financer des projets. L’argument sous-jacent est le suivant: vu que le taux d’intérêt sur les emprunts gouvernementaux (le coût de financement du gouvernement) est plus faible que celui du secteur privé, le coût d’un bien ou service sera nécessairement plus faible s’il est financé par un gouvernement. Il y a confusion dans ce contexte entre le coût de financement et le coût du capital (ou taux d’actualisation). Cette pratique procède d’une erreur analytique menant à une prise en compte partielle du coût des fonds publics. Cette erreur est subtile, mais importante et très répandue tant dans les secteurs publics et privés que dans le milieu académique.

L’illusion analytique vient du fait qu’une partie non négligeable du coût de financement des gouvernements est non comptabilisée, à savoir l’option implicite consentie par les citoyens contribuables à leur gouvernement d’exiger d’eux des fonds additionnels si un projet n’atteint pas le niveau de rentabilité anticipé, permettant ainsi de garantir le respect intégral des engagements pris auprès des prêteurs.

L’actualisation à un taux essentiellement sans risque est souvent justifiée par le pouvoir pratiquement illimité de taxation de la Couronne: le projet apparaît sans risque aux prêteurs, mais n’est de toute évidence pas sans risque pour les citoyens contribuables.

Les auteurs dégagent les implications quant à l’évaluation des investissements publics et quant aux politiques publiques assimilées, telles les subventions directes aux entreprises, les endossements gouvernementaux d’emprunts d’entreprises, la comparaison du coût d’un projet selon qu’il est délivré par le secteur public ou par le secteur privé, et la détention d’un portefeuille de placements risqués dédié au remboursement futur de la dette publique comme alternative au remboursement immédiat de cette dette. Il va sans dire que d’autres évaluations de politiques et interventions gouvernementales pourraient être similairement remises en cause.

It is often said that the private sector is in a good position to manage project costs and meet deadlines, but not, generally, to fund or finance projects. The underlying argument runs as follows: because the interest rate on government borrowings (the government’s financing cost) is lower than what is available to the private sector, the cost of goods or services will necessarily be lower if it is funded by government. However, there is confusion between the cost of financing and the cost of capital (or discount rate) that stems from an analytical error in assessing the true cost of public funds. This is a subtle but important error that is widespread in both the public and private sectors as well as in academia. This analytical illusion is due to the fact that a significant portion of the government’s cost of capital is unaccounted for or not recognized. This portion is the implicit option granted by taxpayers to their government to require additional funds in order to meet the commitments made to the lenders when a project does not meet the expected level of profitability. Discounting at an essentially risk-free rate is often justified by “the virtually unlimited taxing power of the Crown” – the project appears risk-free to lenders, but is obviously not risk-free for taxpaying citizens.

The authors identify the implications for the evaluation of public investments and relevant public policies such as direct subsidies to businesses, government endorsements of corporate borrowings, the comparison of public sector versus private sector delivery of public projects and holding a portfolio of risky investments dedicated to the future repayment of the debt. It goes without saying that other evaluations of government policies and interventions could be similarly challenged.

Note: Downloadable document is in French.

Keywords: Governance and Public Infratructure, Pensions

JEL Classification: H43, H54, H81

Suggested Citation

Boyer, Marcel and Gravel, Eric and Mokbel, Sandy William, Évaluation De Projets Publics: Risques, Coût De Financement Et Coût Du Capital (The Valuation of Public Projects: Risks, Cost of Financing and Cost of Capital Current) (September 12, 2013). C.D. Howe Institute Commentary No. 388, Available at SSRN: https://ssrn.com/abstract=2325545 or http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.2325545

Marcel Boyer (Contact Author)

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Eric Gravel

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4673 Clara Brousseau
Québec City, Québec G1Y 3M9
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Sandy William Mokbel

Center for Interuniversity Research and Analysis on Organization (CIRANO) ( email )

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